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- Kimi Räikkönen : l’anti-star dès le départ
- McLaren : la vitesse sans fiabilité (2002–2006)
- Ferrari : enfin champion du monde (2007–2009)
- Pause rallye: sortir du système (2010–2011)
- Retour en F1 avec Lotus : la renaissance (2012–2013)
- Style de pilotage et personnalité
- Palmarès et longévité
- Kimi Räikkönen : la vitesse sans théâtre
Kimi Räikkönen, surnommé “The Iceman”, n’a jamais cherché à plaire. Il n’a jamais cherché à expliquer. Il a toujours cherché à aller vite. Champion du monde en 2007, il reste une figure unique de la Formule 1 moderne : un pilote de vitesse naturelle, détaché du cirque médiatique, respecté pour son authenticité.
Kimi Räikkönen : l’anti-star dès le départ
Né en 1979 en Finlande, Räikkönen suit un parcours totalement atypique. Sa carrière en monoplace est très courte : quelques saisons en Formule Renault UK, à peine 23 courses au total, avant un pari jugé fou.
En 2001, il débute directement en Formule 1 chez Sauber. Malgré son manque d’expérience, il impressionne immédiatement par sa lecture de la piste et sa précision. McLaren le repère très vite et le titularise dès 2002.
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Chez Räikkönen, tout repose sur l’instinct. Peu de discours, peu de théorie, mais une compréhension immédiate de la voiture.
McLaren : la vitesse sans fiabilité (2002–2006)
Chez McLaren, Kimi succède à Mika Häkkinen. Il est immédiatement très rapide. En 2003, il passe à seulement deux points du titre mondial face à Schumacher.
La saison 2005 reste mythique : Räikkönen est sans doute le pilote le plus rapide du plateau, mais la voiture est fragile. Il signe des victoires devenues légendaires, notamment à Suzuka après une remontée depuis le fond de grille.
Ses forces sont claires :
- Pilotage fluide, sans gestes inutiles
- Très fort en virages rapides
- Lecture immédiate de la course
Ses limites le sont tout autant :
- Communication minimale avec l’équipe
- Peu impliqué dans le développement technique
- Manque de fiabilité chronique chez McLaren
Kimi devient le pilote le plus rapide du monde… sans titre.
Ferrari : enfin champion du monde (2007–2009)
En 2007, Räikkönen rejoint Ferrari pour remplacer Schumacher. La saison est irrégulière, mais parfaitement maîtrisée dans les moments clés.
Lors des deux dernières courses, il reprend 17 points à Hamilton et Alonso, remporte le championnat et devient champion du monde. Six victoires suffisent. L’efficacité pure.
Les saisons suivantes sont solides, mais moins marquantes. Fin 2009, Ferrari se sépare de lui. Kimi quitte Maranello avec un titre mondial, sans discours.
Pause rallye: sortir du système (2010–2011)
Räikkönen quitte la Formule 1 pour courir en WRC avec Citroën. Les résultats sont modestes, mais l’engagement est réel. Peu de pilotes F1 ont tenté l’aventure aussi sérieusement.
Retour en F1 avec Lotus : la renaissance (2012–2013)
Son retour chez Lotus surprend. En 2012, il signe des podiums réguliers et remporte une victoire à Abu Dhabi. En 2013, il gagne à nouveau et affiche une constance remarquable.
Ses messages radio deviennent cultes, sans jamais modifier son comportement. Kimi ne joue pas un rôle. Il reste lui-même.
Deuxième passage chez Ferrari pour Kimi Räikkönen (2014–2018)
De retour chez Ferrari, Räikkönen est plus discret. Face à Fernando Alonso, puis Sebastian Vettel, il joue un rôle plus collectif.
En 2018, il remporte une victoire à Austin, cinq ans après la précédente. Un rappel brutal de son talent intact.
Dernières années chez Alfa Romeo (2019–2021)

Chez Alfa Romeo, Räikkönen devient un pilier de stabilité. Il apporte de l’expérience, du mentorat, et encore quelques coups d’éclat.
Son dernier Grand Prix a lieu en 2021 à Abu Dhabi. La retraite est discrète, fidèle à toute sa carrière.
Style de pilotage et personnalité
Le style Räikkönen est à l’opposé du spectacle. Peu de corrections, une gestion des pneus exceptionnelle, une efficacité maximale sous pression.
- Lecture de piste très rapide
- Défense propre, attaque chirurgicale
- Communication radio minimale, souvent ironique
Froid en apparence, il est surtout profondément authentique. Très peu de politique, aucun besoin d’exposition. Respecté par tout le paddock.
Palmarès et longévité
Kimi Räikkönen compte un titre mondial (2007), 21 victoires, 103 podiums et 18 poles. Il a couru pour Sauber, McLaren, Ferrari, Lotus et Alfa Romeo.
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Avec 349 Grands Prix disputés entre 2001 et 2021, il a longtemps détenu le record absolu de longévité en Formule 1.
Kimi Räikkönen : la vitesse sans théâtre
Kimi Räikkönen, c’est la pureté du pilotage. Un champion sans fioriture, aussi à l’aise dans le silence que dans la pluie. Le dernier pilote à avoir gagné pour Ferrari. Et le dernier à n’avoir jamais joué un rôle.


