Opel : l’ingéniosité allemande à visage populaire

Fondée au XIXᵉ siècle, Opel a traversé l’industrialisation, les guerres, l’âge d’or automobile et la crise avant de renaître dans l’ère électrique.

Montrer le sommaire Cacher le sommaire

Tout commence en 1862, à Rüsselsheim. Adam Opel fonde un atelier de machines à coudre, puis se lance dans la fabrication de vélos, un secteur florissant à l’époque. Ce n’est qu’en 1899, après la mort d’Adam, que ses fils démarrent la production de voitures. La marque entre ainsi dans la course industrielle au tournant du siècle. D’abord en collaborant avec des constructeurs français, puis en créant ses propres modèles.

Opel : des voitures pour tous

Dans les années 1920, Opel devient le premier constructeur d’Allemagne. Ainsi, il mise sur la standardisation et l’accessibilité. En 1929, General Motors rachète une part majoritaire de l’entreprise. L’Américain apporte capitaux et méthodes industrielles, permettant à Opel de devenir un acteur incontournable. Avec des modèles comme la P4 ou l’Olympia, l’une des premières voitures à carrosserie monocoque.

Guerre, destruction… puis renaissance

Durant la Seconde Guerre mondiale, leurs usines sont réquisitionnées pour produire du matériel militaire. Bombardées, elles sont partiellement détruites. Mais dès la fin du conflit, la production civile reprend avec succès. La Kadett, relancée en 1962, devient un symbole du renouveau économique ouest-allemand. Compacte, fiable, accessible, elle incarne la « voiture du peuple », mais made in Opel.

Polestar : l’électrique scandinave à l’épure froide
Tesla : la marque qui a mis l’électrique sur orbite

L’âge d’or d’Opel des années 70-80

Avec des modèles comme la Rekord, la Ascona, la Manta ou la Commodore, Opel devient dans les années 70 le rival direct de Volkswagen. L’image est sérieuse, fiable, parfois sportive, mais toujours abordable. La Corsa (1982) vient compléter l’offre et devient l’une des citadines les plus vendues d’Europe. Opel séduit autant les particuliers que les administrations ou les taxis.

Déclin sous General Motors

Malgré ses succès, Opel subit une gestion parfois chaotique sous General Motors dans les années 90-2000. La qualité perçue baisse, les modèles peinent à se renouveler face à une concurrence japonaise et européenne plus dynamique. Crise après crise, la marque perd de sa superbe, malgré quelques réussites (Zafira, Insignia…).

Renaissance avec PSA puis Stellantis

En 2017, General Motors vend Opel au groupe PSA (Peugeot–Citroën). Une révolution. En quelques années, Opel retrouve de la rentabilité, adopte les plateformes modernes du groupe français, tout en conservant son style allemand. Corsa, Mokka, Astra, tout est repensé. Et ça marche. Opel redevient une marque européenne sérieuse, sobre, et bien placée.

Opel : L’avenir est électrifié

Brabus : le monstre élégant de la puissance sur mesure
Mercedes-Benz : l’étoile à trois branches de l’excellence mécanique

Le constructeur s’engage dans la transition électrique. La Corsa-e, le Mokka-e, l’Astra Electric, et le fourgon Vivaro-e montrent une stratégie claire. Électrifier toute la gamme d’ici 2028 en Europe. Opel privilégie la simplicité, l’efficacité, avec une touche de design acéré.

Opel
Getty Images

Une marque rationnelle mais audacieuse

En 2023, Opel a vendu plus de 800 000 véhicules. Son ancrage principal reste l’Europe, avec une forte présence en Allemagne, France, Royaume-Uni (sous le nom Vauxhall) et Europe de l’Est. La marque vise une montée en gamme discrète, un peu à la Skoda, mais avec une touche technique et germanique bien affirmée.


Vous aimez cet article ? Partagez !