Excès de vitesse sur la route : pourquoi dépasser de 50 km/h peut désormais mener en prison

Le code de la route continue de se durcir. Désormais, un excès de vitesse majeur peut faire basculer l’automobiliste dans le pénal, avec des conséquences lourdes.

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Bien que la voiture soit à l’origine un outil de plaisir, son utilisation a fait, au fil des années, l’objet de nombreuses réglementations. En effet, les plus anciens se souviendront de l’absence de limitation de vitesse sur les routes. Dans cette veine, il y a également l’introduction du permis à points depuis le 1er juillet 1992. L’objectif ? Une amélioration de la sécurité routière, puisqu’auparavant une simple amende ne pouvait conduire à la suspension du permis.

De ce fait, les conducteurs multirécidivistes pouvaient commettre le nombre d’infractions qu’ils voulaient… à condition d’avoir le portefeuille bien rempli ! Si aujourd’hui cela n’est plus possible, le code de la route continue d’évoluer. D’ailleurs, l’une des dernières nouveautés concerne les excès de vitesse. Focus.

Direction la prison pour un excès au-delà de 50 km/h sur la route ?

Pendant longtemps, la France a fait partie des moutons noirs de l’Europe en matière de sécurité routière. Pour lutter, la France s’est parée de ses plus beaux radars, jusqu’à en compter près de 4 530 radars en 2023, selon le site de l’ANTAI. Parmi eux, on dénombre :

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  • Les radars fixes avec les zones de tolérance suivantes :
    Moins de 100 km/h : –5 km/h (flashé à 56, retenu 51).
    À partir de 100 km/h et plus : –5 % (flashé à 138, retenu 131,1).
  • Les radars mobiles avec les zones de tolérance suivantes :
    Moins de 100 km/h : -10 km/h (flashé à 61, retenu 51).
    À partir de 100 km/h et plus : -10 % (flashé à 146, retenu 131,4).

Si ces cas de figure amènent à de simples amendes comprises entre 68 et 135 euros, la situation change drastiquement à partir de 50 km/h au-dessus de la limitation.

En effet, depuis le 29 décembre 2025, cette entorse au code de la route est officiellement passée au stade de délit. Ainsi, comptez une amende pouvant aller jusqu’à 3 750 euros, mais également une inscription sur le casier judiciaire, ainsi qu’une peine maximale de trois ans de prison.

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Si certains fous du volant monteront sur les barricades, ce changement fait suite à une augmentation de 69 % des excès de vitesse depuis 2017 selon les services de l’État en Cote d’Or. Bien sûr, cette hausse ne met en lumière que les automobilistes ayant fait l’objet d’une contravention.

Face à ce constat alarmant, le gouvernement a décidé de jouer la carte de la dissuasion afin de préserver la sécurité sur nos routes. En revanche, il est vrai que le passage au délit représente une peine majeure pour les automobilistes. Surtout ceux, dont le métier exige un casier judiciaire vierge.


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